Hippolyte

Hippolyte
Terrible imprécation d'un père contre son fils
Vers 885 à 898

Th : Hippolyte a osé s'en prendre à ma couche
Par la violence, déshonorant l'½il vénérable de Zeus
Mais, Père Poséidon, achève mon enfant au moyen d'un seul
De ces v½ux que tu m'as promis au nombre de trois un jour
Qu'il n'échappe à ce jour
Si du moins tu nous as fourni des v½ux véridiques

Xo : Roi, conjure à nouveau ces prières devant les dieux
En effet, tu sauras bientôt que tu as commis une faute, laisse moi te convaincre !

Th : Ce n'est pas possible. Je vais le chasser de cette terre
Il sera frappé par l'un de ces deux destins
En effet, soit Poséidon l'enverra mort vers la demeure d'Hadès
Respectant mes prières
Soit banni de cette région errant
Sur une terre étrangère il remplira une vie misérable.
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# Posté le mercredi 24 décembre 2008 15:57

Hippolyte

Hippolyte
La mort de Phèdre
Vers 776 à 789

Aie aie !
Tous ceux qui sont proches du palais, venez au secours
La reine, épouse de Thésée [est] dans les lacets.

Xo : Hélas, Hélas, c'en est fait ! La reine n'est plus,
Attachée dans des cordes suspendues.

Tr : N'allez-vous pas vous dépêcher ? Quelqu'un n'apportera-t-il pas
Un fer à double tranchant aiguisé, avec lequel nous délierons le
N½ud qui serre cette gorge ?

PP : Amies, que faire ? Décidons-nous d'approcher du palais
Et de délier la reine ?

PS : Eh quoi ? N'y a-t-il pas de jeunes serviteurs qui soient là ?
En faire trop n'est pas dans la sécurité de la vie (Trop de zèle est dangereux dans la vie)

Tr : Redressez-la et étendez son pauvre cadavre
Amère vigile pour mes maîtres

Xo : Elle a péri, la malheureuse, à ce que j'entends
Ils l'étendent déjà comme un cadavre.

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# Posté le mercredi 24 décembre 2008 15:54

Hippolyte

Hippolyte
Terrible imprécation d'Hippolyte contre les femmes
Vers 616 à 668

Zeus, pourquoi ce malheur trompeur pour les hommes
Que sont les femmes l'as-tu instauré à la lumière du soleil ?
Si tu voulais propager une race mortelle,
Il n'aurait pas fallu s'assurer cela à partir des femmes
Mais [il aurait fallu] que les mortels déposant dans tes temples
De l'air, du fer ou un poids d'or
Achètent de la semence d'enfants, chacune de la valeur
Équivalente à la somme, et qu'ils habitent
Dans des demeures libres sans femmes.
[mais maintenant étant sur le point d'amener un premier mal
Chez nous, nous dilapidons complètement la prospérité des maisons]
Par ce fait-ci, il est clair que la femme est un grand mal :
En effet, le père, ayant engendré et nourri, en amenant
La dot, l'établit ailleurs pour être débarrassé d'un fléau.
De son côté, l'époux ayant pris un germe funeste chez lui
Se réjouit en mettant une belle parure à une idole
Très funeste et, malheureux, s'épuise en vêtements
En dépensant peu à peu la prospérité de sa maison.
[mais il a la nécessité, au point que s'unissant par un beau mariage
Se réjouissant avec sa belle-famille, il se garde un lit amer
Ou bien ayant pris une union agréable mais une belle-famille infréquentable
Il compense le malheur par un bien.]
Le plus facile est pour celui auquel [échoit] une nullité mais
Par sa bêtise, une femme inutile est installée dans sa maison.
Je hais celle qui a de l'esprit. Mais qu'il n'y ait pas dans
Ma maison une femme qui pense plus qu'il ne sied à une femme.
En effet, Cypris fait naître la perversité de préférence
Chez les femmes d'esprit ; la femme incapable
Est préservée de la folie par sa pensée limitée
Il faudrait qu'une servante ne s'approche pas de la femme
Mais que des morsures de bêtes sauvages habitent avec elles, sans une parole,
Pour qu'elles n'aient pas à adresser la parole à quelqu'un
Ni à recevoir en retour une parole de celles-ci
Maintenant, les mauvaises femmes font, à l'intérieur, de mauvais
Projets et les servantes les portent au dehors,
Comme toi aussi, tête maudite, tu es venue à nous en
Vue d'une union du lit interdit de mon père.
Je me purifierai [de cela] dans des eaux courantes
Me lavant jusqu'aux oreilles. Comment donc serais-je mauvais
Moi qui ayant entendu de telles choses pense ne pas être pur ?
Sache le bien, ma piété te sauve, femme.
Si je n'avais pas été pris sans défense par des serments prenant les dieux à témoin,
Jamais je n'aurais pu ne pas révéler cela à mon père
Maintenant, je vais partir de chez moi, tant que Thésée
Est hors de sa terre ; nous aurons la bouche en silence
Je verrai en revenant avec mon père
Comme tu vas regarder vers lui, toi avec ta maitresse
[ayant goûté ton audace, je la connaitrai]
Puissiez-vous périr ! Jamais haïssant les femmes, je ne serai rassasié
Pas même si quelqu'un dit que je le dis toujours
En effet donc, celles-ci sont toujours mauvaises d'une façon ou d'une autre
Soit donc qu'on leur enseigne à penser sainement
Soit qu'on me permette aussi de toujours m'en prendre à elles.
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# Posté le mercredi 24 décembre 2008 15:49

petite chanson

Cette année, un de nos profs nous a fait découvrir une chanson de Sappho interprétée en grec moderne par Angélique Ionatos.

Il s'agissait du poème sur les effets de l'amour, repris par Catulle (poème 51): ke prassinizo mais malheureusement la video fournie sur ce site ne reprend pas la partie chantée.
Voici donc ΣΑΠΦΩ, ΘΕΛΩ ΤΙ Τ΄ ΕΙΠΗΝ
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# Posté le samedi 01 novembre 2008 17:00

petite chanson

Fortuna Imperatrix mundi, Carmina Burana


sors salutis
et virtutis
mihi nunc contraria
esy affectus
et defectus
semper in angaria
HAC IN HORA
SINE MORA
CORDE PULSUM TANGITE
QUOD PER SORTEM
STERNIT FORTEM
MECUM OMNES PLANGITE
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# Posté le samedi 01 novembre 2008 16:47